samedi 10 décembre 2016

Géographie, Thème 2 : Les dynamiques de la mondialisation Les territoires dans la mondialisation, Terminale ES

Thème 2 : Les dynamiques de la mondialisation
Les territoires dans la mondialisation
La Corée du sud est un pays dynamique, riche et intégré à la mondialisation. Sa capitale, Séoul, est une métropole riche et mondialement connue. A l’inverse, la Corée du nord vit à l’écart de la mondialisation. On remarque donc que les villes n’ont pas la même importance et que les pays sont plus ou moins intégrés à la mondialisation.
I-                  Une ville mondiale, New-York
A-    NY, une ville des plus attractives
NY compte environ 20 millions d’habitants (2 fois plus qu’à Paris) ce qui la classe au 9ème rang mondial mais c’est la première ville connue pour sa notoriété.
La population ne suffit pas pour décerner le statut de ville mondiale qui est une grande métropole concentrant des fonctions de commandement et exerçant une influence à l’échelle mondiale dans le domaine économique, financier, politique et culturel.
1-      Fonctions économiques et financières

Ø  Finance
Important CBD (central business district) à Manhattan qui est le 1er CBD de l’occident. On y trouve 2 places financières : le NYSE et le Nasdaq qui ont des poids prépondérants puisque la capitalisation boursière de ces 2 bourses représente 5 fois la capitalisation boursière des bourses d’Europe. Elles influencent le reste du monde. Souvent quand la bourse de NY monte, les autres montent aussi et inversement. La bourse va créer à NY des milliers d’emplois qualifiés et très bien payés. De plus de grandes banques ont leur siège social à Manhattan (Goldman Sachs, Morgan, Citigroup).
Ø  Economique
NY abrite de nombreux sièges sociaux (Marvel Entertainement, Philip Morris, Avon).
2-      Fonction politique
NY n’est certes pas la capitale des USA et n’est même pas la capitale de l’Etat de NY mais elle abrite le siège de l’ONU à Manhattan qui réunit des délégations de tous les pays du monde entier (40000 employés). NY a donc une fonction de commandement de la gouvernance mondiale.
3-      Fonction culturelle : le Soft power
Le soft power est la capacité d’un pays ou d’une ville à influencer le reste du monde par des moyens non agressifs.
Ø  Il y a une concentration de médias d’audience internationale à NY :
-          La ville est aussi bien de fief des républicains (Fox News, The Wall Street Journal)
-          Le fief des démocrates (The New York Times).
-          Ainsi que les journaux lus par les « limousine liberals » (GQ, Vogue, Vanity Fair), surtout des journaux de mode, NY fait la mode.
-          Il y a aussi la très célèbre chaîne CNN (apolitique) du mécène Ted Turner.
-          Pour le photojournalisme : le prix Pulitzer
è NY regroupe une presse très prestigieuse.

Ø  NY a aussi un poids au niveau universitaire et scientifique :
-          Columbia, Princeton, NY University qui ont une grande notoriété. Ces étudiants vont créer de nombreuses start-up spécialisées dans les nouvelles technologies.
-          Silicon Alley (technopole) regroupant Facebook, Twitter, Vine, Spotify. C’est un cluster (regroupement d’entreprises spécialisées dans un même secteur d’activité et fonctionnant en réseau).

Ø  Pôle touristique majeur :
NY est très connue, ses bâtiments et endroits sont mondialement connus (Times Square, Broadway, Statue de la liberté).
Ø  Importance du mécénat :
Le multimilliardaire Koch a offert un chèque de 100 millions de dollars pour la rénovation du bâtiment de l’orchestre philharmonique de NY. Une centaine de personnes sont capables de faire de même à NY, le mécénat y est très actif et généreux.
Pour toutes ces raisons, NY attire des artistes, c’est une ville ouverte et propice à la créativité (Woody Allen, Sting, Bob Dylan, Madona, Marc Levy).
B-    Comment le dynamisme de NY se manifeste-t-il dans son organisation spatiale ?
Schéma : L’organisation spatiale de NY
NY est la métropole la plus importante des USA et est divisée en 5 quartiers (voir schéma). Le principal quartier est Manhattan qui compte 2 millions d’emplois hautement qualifiés dans la finance, les arts, la recherche, la politique. Les prix de l’immobilier y sont très élevés, seuls les plus riches peuvent y habiter. Manhattan va concentrer les personnes les plus riches.
Les classes moyennes vont devoir habiter dans les quartiers périphériques, dans les edge cities (pôle urbanisé périphérique concentrant des emplois se services qui en font un centre secondaire). On y trouve des emplois dans le secteur du service (hôtellerie, cours divers, coaching, décoration d’intérieur, restauration d’art) et des clusters qui sont des structures flexibles ne prenant pas beaucoup de place (ils se développent dans l’ensemble de la métropole).
NY a des infrastructures de bonne qualité :
-          Le métro (meilleur réseau)
-          Nombreux axes routiers (autoroutes urbaines)
-          Nombreux ponts (14) pour relier les différentes îles entre elles (Verrazano le plus connu)
-          Reliée au reste de la mégalopole Megalopolis/Bos-Wash (50 millions d’habitants sur 700km)
-          Reliée au reste du monde avec 3 aéroports (Nework, JFK, LaGuardia)
La ville est connue pour sa croissance dans toutes des directions. La prospérité de Manhattan atteint d’autres quartiers qui deviennent bourgeois à leur tour (Brooklyn, Harlem). Cette croissance est portée par les métiers de l’information (Silicon alley).
C-    Quels défis NY doit-elle relever pour rester une ville mondiale ?
On remarque que NY est composée de nombreux quartiers mixtes. Les anciens quartiers populaires sont habités par les populations aisées qui n’arrivent plus à habiter à Manhattan.
Brooklyn est en voie de gentrification (afflux d’une population aisée dans un quartier auparavant populaire) puisque près de 2/3 des nouveaux résidents sont des familles aux revenus élevés. On observe le même phénomène à Harlem. Cela entraîne des mouvements de protestation des anciens habitants de ces quartiers car les loyers s’envolent, les prix aussi.
Mais certains quartiers restent malfamés, la délinquance y est encore élevée.
La classe moyenne vie dans des quartiers éloignées de Manhattan (Staten Island ou dans le Queens). Ce qui entraîne d’importantes migrations pendulaires jusqu’à Manhattan.
NY est une ville de contrastes sociaux très forts. D’un côté, une importante proportion de millionnaires, de l’autre, des « smicards » (7$25/h). Un habitant de NY sur 5 est considéré comme pauvre (35000 SDF à Manhattan). Les minorités ethniques sont d’avantage concernées par la pauvreté.
            De plus en plus de personnes se réfugient dans les gated communities (quartier résidentiel fermé et surveillé). Elles renforcent les inégalités sociales dans les quartiers difficiles, ce sont des îlots de richesse.
è Les contrastes sociaux forts et les inégalités sociales sont l’un des défis pour cette ville. Les gated communities renforcent le sentiment de rupture sociale pour les habitants des ghettos.
Dans une ville très étendue, les migrations pendulaires créent une pollution importante.
La ville est menacée par la montée des eaux (Ouragan Sandy qui avait révélé l’ampleur du phénomène en 2012 avec les métros inondés). Des berges ont alors été aménagées « Front d’eau » en espace vert ce qui rend Manhattan encore plus attractif.


Géographie, Thème 2 : Les dynamiques de la mondialisation, La mondialisation en fonctionnement, Terminale ES

Thème 2 : Les dynamiques de la mondialisation
La mondialisation en fonctionnement
I-                   Un produit de la mondialisation : le Nutella
A-    Comment Nutella s’est-il diffusé à l’échelle mondiale ?
Un produit mondialisé est un produit élaboré qui fait l’objet d’une diffusion massive à l’échelle mondiale.
La mondialisation est le processus de mise en relation des différentes parties du monde par l’intensification des flux. La mondialisation engendre une intégration différenciée des territoires dans un monde de plus en plus interdépendant.
Le Nutella est né en Italie en 1946 puis s’étend au marché européen. A partir de 1983, le Nutella se développe sur les marchés des pays les plus riches. Depuis 2013, le Nutella touche les pays émergents mais pas l’Afrique.
L’Italie et la France représentent près de la moitié (44%) de la part des ventes de Nutella pour à peine moins de 2% de la population mondiale. Le produit est imparfaitement mondialisé. Nutella est très présent sur le marché européen mais les ventes sont encore limitées dans les pays émergents.
Le Nutella est déplacé par camions jusqu’à des plateformes multimodales, transport dans des conteneurs.
La conquête des marchés émergeants implique le développement de nouvelles stratégies commerciales : marketing. Réseaux sociaux pour une meilleure interaction, adaptation aux marchés (goûts des consommateurs).
è Historiquement, le produit ne s’est lancé que très récemment à la conquête du marché mondial (2013). Economiquement, c’est un produit coûteux pour les populations pauvres (produit de luxe dans certains pays). Culturellement, certains pays n’y sont pas habitués gustativement, les conditions météorologiques ne sont pas adaptées à sa conservation.

B-    Quels sont les acteurs de la production de Nutella ?
1-      Une FTN implantée dans le monde entier
Les matières 1ères proviennent très souvent de pays en développement sans conflits. On trouve 10 usines spécialisées dans la fabrication du Nutella situées essentiellement dans des pays développés (France et Canada) mais aussi dans des pays éloignés où la consommation se développe et où il serait coûteux d’exporter par bateau (Australie).
è Nutella est un bon exemple de la DIPP (division internationale du processus productif) rationnelle. Nutella fait produire en fonction de l’intérêt du pays.

2-      Une FTN qui soigne son image de marque
Ferrero a développé des plantations durables de noisettes en Australie. La firme ne veut plus utiliser des enfants comme main d’œuvre (mauvais pour l’image de marque comme pour Nike il y a 10 ans). Nutella développe ses propres productions de noisettes éthiques en Serbie.
Ferrero essaye de lutter contre les campagnes négatives sur internet. La firme insiste sur le fait que l’huile de palme utilisée est durable.
3-      Une FTN qui développe des stratégies pour s’agrandir
Ferrero s’implante progressivement sur tous les marchés producteurs (Mexique, Afrique du Sud). La firme va aussi racheter des fournisseurs pour mieux contrôler l’approvisionnement (noisettes, chocolat). Ferrero a aussi racheté les biscuits Delacre en octobre 2016. Son objectif est de se diversifier, Ferrero possède aujourd’hui de nombreuses marques (Tic-Tac, Kinder, Mon Chéri). Si un produit ne marche pas, Ferrero ne risque pas de faire faillite.
C-    En quoi le Nutella est le symbole des débats soulevés par la mondialisation ?
1-      Un débat au niveau de la santé
Nutella contribue à l’obésité au niveau mondial. L’huile de palme est plus malsaine que les autres huiles mais elle est plus utilisée car moins chère.
2-      Un débat au niveau de l’environnement
L’Indonésie subit un défrichement intensif de son territoire au profit de la monoculture de palmiers à huile. L’île de Bornéo est touchée par des défrichements massifs ce qui contribue à la disparition d’espèces emblématiques (tigre de Sumatra/Orang-outang).
3-      Un débat au niveau social
Ferrero rémunère les producteurs de cacao en-dessous du prix du marché (maintient dans la pauvreté). Les conditions de travail sont difficiles pour les intérimaires : seuls des travailleurs permanents bénéficient du bus.
4-      Un débat culturel
Pour des raisons diverses, le Nutella ne rentre pas dans les habitudes alimentaires des Chinois, des Indiens et des Etasuniens.
II-                Processus, acteurs et débats de la mondialisation  
A-    Processus de la mondialisation
Schéma : les flux de la mondialisation
Ce schéma nous montre les principaux pôles d’exportation de marchandises. Le volume d’exportation a fortement augmenté depuis 1980 (s’est multiplié par 10). La mondialisation est un phénomène récent. De nombreux produits se sont mondialisés (Nutella, Champagne, vins français, smartphones), leurs exportations ont accentué le phénomène de DIPP.
Le principal pôle d’exportation est l’Europe avec 6320 milliards de dollars d’exportation. L’Europe exporte principalement dans sa propre zone grâce à l’UE. On remarque que le Moyen Orient exporte à 90% en-dehors de sa zone (pétrole), de même pour l’Afrique et l’ancienne URSS.
Comme nous montre notre schéma, les principaux flux d’exportation de marchandises concernent l’Europe, l’Asie de l’est et l’Amérique du nord entre elles. 
Ø  Flux matériels :
Les marchandises vont concerner non seulement des produits finis (pays du nord) mais aussi des matières premières (pays du sud), des produits agricoles… Les portes conteneurs sont devenus géants (jusqu’à 18000 conteneurs) ce qui va favoriser la mondialisation. En effet, les coûts de transport diminuent, 90% des exportations mondiales se font par la voie maritime. De plus, les frais de douane ont baissés.
Ø  Flux de services :
Colis, tourisme, services chirurgicaux, flux d’information…   
Ø  La mondialisation concerne aussi les flux humains :
Schéma : les flux migratoires mondiaux
Le processus de la mondialisation se caractérise aussi par des flux migratoires de plus en plus importants.
Les pays attirant le plus d’immigrés sont l’Amérique du nord, l’Europe et le Moyen Orient (bons niveaux de vie).  L’Europe a accueilli 1.5 millions d’immigrés clandestins.
Il y a deux types de migrants :
-          migrants politiques : ils fuient la guerre (Soudan, Syrie, Afghanistan)
-          migrants économiques
L’ampleur de ces phénomènes migratoires provoquent des tensions et favorisent l’élection de candidats qui proposent de stopper ce phénomène : élection de Trump aux USA qui promet de consolider le mur séparant les USA du Mexique ou encore le mur de Viktor Orban en Hongrie pour protéger son pays de l’afflux d’immigrés venus du Moyen Orient.  
B-    Les acteurs de la mondialisation
1-      Des acteurs privés, les entreprises
Il s’agit surtout de FTN mais il peut aussi s’agir de simples entreprises ou de PME. Leur but est le profit. 482 des 500 plus grosses FTN ont leurs sièges sociaux en Asie, en Amérique ou en Europe (Apple, Total, Danone, Walmart). 143 sièges sociaux sur 500 sont concentrés dans à peine 5 grandes métropoles (New-York, Paris, Londres, Tokyo et Pékin).
Ces FTN vont choisir d’investir dans les pays les plus sûrs (USA, Europe, Asie de l’est) ainsi que dans les pays émergents stables (Chili, Amérique du sud). Ces entreprises vont malheureusement souvent placer leurs profits dans des paradis fiscaux.
2-      Le rôle des Etats
Les Etats ont une tâche contradictoire.
Ø  D’un côté, les Etats favorisent la mondialisation en séduisant les investisseurs :
-          L’Etat a un rôle social (niveau de scolarisation, villes propres, sécurité).
-          L’Etat a aussi un rôle juridique en permettant l’adoption de lois favorables aux entreprises (baissant ou non l’impôt sur les sociétés).
-          Aussi un rôle politique dans la négociation de certains contrats (intervention dans les ventes de Rafale ce qui peut poser un problème moral puisque l’Etat vent des armes au Qatar).
Ø  D’un autre côté, l’Etat va réguler la mondialisation :
-          Il critique parfois la mondialisation dès lors que qu’elle détruit des emplois au lieu d’en créer. Dans ces cas, on observe un retour du protectionnisme (Trump veut augmenter les taxes sur les produits venants de l’étranger).
-          Mais l’Etat a aussi le rôle de défendre les travailleurs avec le SMIC (mais quand il est trop élevé, les entreprises investissent moins).
-          Le problème est que les Etats ont de moins en moins de poids face à des FTN de plus en plus puissantes (Walmart a un chiffre d’affaire égal au PIB de la Belgique). L’Etat français avait promis qu’Arcelor Mittal n’allait pas fermer mais c’est ce qui s’est passé, l’Etat ne peut rien faire si une entreprise veut partir.
-          Le poids de la parole politique est limité devant la puissance des FTN.

3-      Quatre autres acteurs

Ø  Les instances internationales
C’est l’ensemble des acteurs liés à une question commune, exerçant une autorité :
-          FMI, basé à Washington, dès que les Etats ont besoin de prêts.
-          L’OMC, basée à Genève, qui décide des droits de douanes internationales.
-          Le G20 qui réunit les 20 plus grandes puissances mondiales, leur mission est de résoudre les problèmes internationaux.

Ø  Les mafias
Elles s’occupent de diffuser les produits illicites : drogues, contrefaçons, cigarettes, armes, trafic d’êtres humains … Une mafia peut parfois s’apparenter à une FTN par exemple en Russie qui est le « centre » des mafias aux diverses activités (cigarettes, alcool, trafics en tous genres…).
Ø  Les paradis fiscaux
Les taux à la fiscalité très bas attirent les capitaux internationaux. Les paradis fiscaux recyclent l’argent des mafias et accueillent aussi les bénéfices des grandes sociétés. Cela concerne de nombreux micro-Etats.
Ces paradis fiscaux sont un effet négatif de la mondialisation puisqu’ils empêchent les Etats, comme la France ou l’Allemagne, de récolter l’argent des impôts et de redistribuer cet argent par la suite.
Ø  Les ONG
Elles dénoncent les abus de la mondialisation (Greenpeace -> la pollution). Les ONG sont souvent basées en Europe et en Amérique (MSF -> humanitaire, China Labor Watch -> protection des travailleurs, travail sous pays, travail des enfants).
C-    Les débats de la mondialisation  
1-      Quels sont les débats de ces acteurs ?
Les politiques ne luttent pas beaucoup contre la mondialisation mais beaucoup pensent que la mondialisation actuelle est mauvaise.  
Il y a une émergence de la société civile qui est l’ensemble des mouvements agissant en dehors de tout cadre institutionnel. L’un de leurs penseurs est Stéphane Hessel (économiste) et son livre Indignez-vous ou encore Michael Moore (réalisateur) avec son film The big one qui dénonce la délocalisation.
Une petite partie de la société civile s’est regroupée pour condamner la mondialisation libérale tout en proposant sa réforme, ce sont les altermondialistes. Ce mouvement est né dans les années 1990, il regroupe des communistes, des écologistes et des pacifistes et essaye d’atteindre toute la société civile. Les altermondialistes manifestent à l’occasion de grands sommets internationaux (sommet de l’OMC, FMI, ONU).
Mais il y a des faiblesses, c’est un mouvement divisé. Ils sont d’accord pour dénoncer la mondialisation mais ils ne sont pas d’accord sur les solutions alternatives à proposer. De plus, le mouvement est fragilisé par les extrémistes (sommet de l’OTAN en 2009 ou COP21 en 2015).
2-      Les principaux débats relatifs à la mondialisation

Ø  Débat sur la mondialisation des marchandises
Foxconn montre que les standards sociaux sont très différents en Chine qu’en France : salaires bas, durée de travail excessive… les entreprises françaises ne peuvent pas lutter.
L’alternative serait le protectionnisme mais c’est interdit par l’OMC qui favorise le libre-échange. On utilise alors un protectionnisme déguisé. VW a été lourdement sanctionnée (18 milliards de $) par les USA dans le but de fragiliser la marque puisque Général Motors, ayant commis une faute à son tour n’a du payé que 800 millions de $. Il y a deux poids et deux mesures et un protectionnisme déguisé.  
Le protectionnisme est un remède préconisé par de nombreux politiques d’extrême droite (Trump, LePen, Orban). On appelle cela la « préférence nationale ». Le risque est que le protectionnisme entraîne des mesures de rétorsion, à moyen terme, les marchés se ferment et une crise fait son apparition.
Ø  Débat sur la mondialisation de la culture
De plus en plus de pays ont le sentiment d’être acculturés. Il est vrai que bien des habitudes se sont mondialisées : vestimentaires (jeans), nourriture, sport, langues (des centaines de langues sont menacées d’extinction).
Afin de protéger sa culture, la France a mis en place, depuis les années 1950, le principe « d’exception culturelle » qui vise à protéger le patrimoine culturel. Les médias, chaînes de télévision sont légalement obligées de diffuser 40% de production française. Idem pour les radios, canal + qui est obligé de réinvestir ses bénéfices pour financer le cinéma français. C’est une forme de protectionnisme, idem pour les BD. En effet, la loi de publication pour la jeunesse de 1949 oblige les journaux à publier 25% de BD françaises et va interdire les BD immorales pour l’époque. La BD franco-belge ainsi que les mangas vont émerger.
Ø  Débat sur la mondialisation des flux humains
Ces flux sont de plus en plus importants, la xénophobie s’accroît et des frontières se ferment (en Hongrie sous Orban).
Les flux touristiques vont créer des bouleversements. Le tourisme dans certains pays peut créer des chocs culturels : attitude de certains occidentaux sur les plages dans des pays musulmans ou encore femmes girafes en Birmanie.
Ces flux vont créer un débat mondial : faut-il fermer les frontières pour protéger l’authenticité de la culture ?
Ø  Comment limiter l’impact écologique de la mondialisation ?
Le transport de marchandises est polluant même si les portes conteneurs polluent moins que les avions. Mais ils peuvent transporter des virus, des insectes ou des espèces invasives (les écureuils américains ont quasiment fait disparaître l’écureuil roux en Grande-Bretagne).
La consommation de produits locaux est-elle la voix de la sagesse ?


mercredi 23 novembre 2016

Histoire, Thème 2, Médias et opinion politique dans les grandes crises politiques, Terminale ES

Thème 2 : Idéologies, opinions et croyances en Europe et aux USA de la fin du XIXe siècle à nos jours
Chapitre 2 : Médias et opinion politique dans les grandes crises politiques depuis l’affaire Dreyfus
Les médias sont les moyens techniques qui permettent de diffuser l’information à une population. Les médias prennent leur essor à la fin du XIXe siècle avec le progrès de la scolarisation et grâce au progrès technique qui permettent de diminuer le prix des journaux. Les médias touchent alors un vaste public en France : « mass-médias ». Ces médias vont influencer l’opinion à de nombreuses reprises.
Comment les médias participent-ils à la formation et à l’expression de l’opinion publique ?
Quelles sont, depuis 1890, les principales crises françaises dans lesquelles les médias ont joué un rôle clef ?
I-                   Médias de masse et crise politique de l’affaire Dreyfus à 1939
A-    L’affaire Dreyfus

1-      Contexte médiatique de l’affaire
Au niveau politique : C’est la IIIe République depuis 1870. La France est une démocratie, un pays de liberté : 1881 lois sur la liberté de la presse.
Au niveau scolaire : En 1880, Jules FERRY rend l’école obligatoire ce qui entraîne un progrès du niveau d’alphabétisation.
Au niveau technique : Progrès techniques importants. En 1872, la Rotative permet de diffuser massivement les journaux. Les télégraphes et le train permettent de diffuser les informations plus vite.
Contexte économique : Les salaires ont légèrement augmentés à la fin XIXe siècle. Le prix du journal baisse grâce à la publicité. 
2-      L’âge d’or de la presse écrite (1881-1914)
Le tirage des journaux est multiplié par trois, presque tout le monde lit le journal.
Il y a deux types de journaux :
-          Les informations grand public : Le petit journal, Le petit parisien. Ils publient à plus de 500000 exemplaires, ont des analyses politiques prudentes.
-          C’est l’heure de gloire de la presse d’opinion : L’Humanité (extrême gauche), l’Aurore (gauche modérée), Le Figaro (droite), L’Action française (extrême droite).

3-      Le traitement de l’affaire Dreyfus par les médias
Dreyfus est accusé à tort d’espionnage en 1894, il est condamné au bagne en Guyane française. Déjà à l’époque, l’affaire est très médiatisée.
En 1896, le colonel Picquart découvre que Dreyfus est innocent mais il n’est pas écouté par ses supérieurs. Il est muté dans le désert. Il va écrire à Emile Zola en lui racontant les faits.
1897 : Esterhazy (le vrai coupable) est jugé et est acquitté.
A l’époque, les médias sont convaincus que Dreyfus est coupable -> articles antisémites de la presse d’extrême droite (La libre Parole).
13 janvier 1898 : Tribune de Zola dans l’Aurore -> J’accuse. Il accuse l’armée d’avoir volontairement laissé condamner un innocent. Zola provoque un procès contre les généraux en sachant que ce procès sera médiatisé, il utilise l’opinion publique (c’est nouveau). L’écrivain est condamné à deux ans de prison.
Progressivement, la presse bascule et se range dans le camp de Dreyfus mais en 1898-99, la presse est partagée en deux camps :
-          La presse dreyfusarde : plutôt à gauche et droite modérée (Jean Jaurès, Clemenceau).
-          La presse antidreyfusarde : extrême gauche et extrême droite (Charles Maurras, Barres). Leurs arguments sont : Dreyfus est probablement un traître parce qu’il est juif et même s’il est innocent, il faut protéger l’armée.
L’affaire Dreyfus va profondément fracturer la société française : familles divisées, bagarres de rue entre étudiants.
è La France est au bord d’une guerre civile.
Le président de la République gracie Dreyfus ce qui va faire retomber les tensions en 1906.
è L’affaire Dreyfus marque l’âge d’or de la presse d’opinion. Elle est largement lue et surtout, elle fait basculer l’opinion publique en faveur du condamné.  

B-    La crise du 6 février 1934

1-      Le contexte du 6 février
Les nouveaux médias :
La radio est diffusée dans presque tous les foyers à une vitesse record (Radio Paris qui deviendra France Inter).
Le cinéma avec bande son (1927) diffuse des actualités filmées.
La presse d’opinion augmente ses ventes car le climat politique est très lourd à cause de la crise qui a crispé l’opinion politique.
2-      La crise de 1934
Le financier Stavisky fait la une des journaux en 1932/33. Il corrompt les députés, c’est un escroc et il est juif. Il est arrêté le 8 janvier 1934 à Chamonix puis meurt dans des conditions suspectes (suicide ?). Sa mort provoque la colère des médias (surtout extrême droite). Ils insistent lourdement sur le fait que Stavisky est juif et traite les députés de voleurs. Ce qui conduit au rejet de l’ensemble de la classe politique (antiparlementarisme).
Le 6 février 1934, les médias d’extrême droite (L’Action française) organisent une manifestation devant l’Assemblée nationale. Les communistes, (L’Humanité), organisent aussi une manifestation le même jour.
è Ces manifestations vont se rencontrer, ce qui va être catastrophique et meurtrier (17 morts et plus de 2000 blessés). Le lendemain, les Français sont abasourdis et ont peur d’un coup d’Etat fasciste.



3-      Le rôle de la presse dans la crise du 6 février
Un rôle amplifiant :
C’est la presse qui a appelé à manifester. La presse d’extrême droite a excité ses militants à manifester devant l’Assemblée nationale. La presse d’extrême gauche a appelé à manifester contre l’extrême droite.
Un rôle modérateur : 
La radio ne dit rien des émeutes le soir même, elle attend la fin de l’opéra (minuit) pour en parler. L’Etat contrôle la radio, il veut empêcher que la manifestation ne dégénère encore plus.
Un rôle dans la réaction face à la menace de coup d’Etat fasciste :
La presse de gauche/centre va organiser une nouvelle manifestation le 12 février qui sera beaucoup plus pacifique « la réaction fasciste ne passera pas ». Il y a une union politique contre le fascisme conduisant à la naissance du Front Populaire. Le Front populaire va remporter les élections législatives en 1936. Cette union va limiter la liberté d’expression des médias avec l’interdiction d’inciter à la haine raciale.

II-                L’Etat et le début de la révolution audiovisuelle (1939-1967)
A-    La IIe Guerre Mondiale, une guerre des ondes

1-      Contexte historique
La IIe GM débute en septembre 1939. Côté français, la vraie guerre débute le 10 mai 1940 puisque la France est envahie et perd puisqu’elle est occupée par les nazis à partir du 14 juin et pendant 4 ans (juin 1940-1944)
Certains Français veulent demander l’armistice -> Maréchal Pétain. D’autres veulent continuer la lutte -> Général De Gaulle.

2-      La guerre des ondes entre Pétain et De Gaulle
Le 17 juin 1940, Pétain annonce l’armistice sur Radio Paris (canal officiel). L’audience est maximale puisque la radio est la seule source d’information immédiate. Les Français sont anxieux. Pétain a une voix chevrotante qui nous rappelle son âge élevé (84 ans). 
Il se « sacrifie » -> allusion chrétienne, utilise beaucoup d’euphémismes (adversaires, soldat). Il est très modéré vis-à-vis d’Hitler, il ne peut pas trouver une paix dans l’honneur avec les nazis.
Le 18 juin 1940, la BBC prête un créneau à De Gaulle qui va énoncer son discours devenu très connu du fait de ses répétitions puisque l’audience de ce discours est quasi nulle, il s’adresse essentiellement aux soldats Français résidant sur le sol britannique.  Ce discours est bricolé dans l’urgence. De Gaulle emprunte un ton martial, dramatique, à l’inverse de Pétain pour qui il éprouve du mépris.
è Les deux discours sont totalement opposés tant sur le fond que sur la forme.


3-      Cette opposition par médias interposés se poursuit pendant 4 ans
Dans le camp de Vichy :
C’est une dictature, la presse et la radio sont totalement sous contrôle de la censure. La presse montre une France unie derrière Pétain, les Alliés sont présentés de façon négative -> la presse collabore avec les nazis.
Le Petit Parisien se réjouit des succès des nazis, Le Temps va lui être jugé à la libération et disparaître.
Les temps sont difficiles pour la presse, le papier est rare (privations organisées par les nazis). Les titres sont chers, rares et certains font faillite.
Radio Paris et Radio Vichy s’alignent sur la radio nazie (discours de collabos), elles subissent la propagande de Goebbels (ses discours sont traduits).  Pétain utilise le canal radio pour s’adresser aux écoliers.
è La propagande est omniprésente et lourde, les Français sont lassés, cela s’avère alors contre-productif. Les actualités valorisent à l’excès le Maréchal Pétain qui est comparé à un sauveur.
Dans le camp de la France libre : 
De Gaulle tente de favoriser une presse clandestine mais il fait face à des difficultés, trouver du papier. Des centaines de titres paraissent (une feuille) et sont éphémères. Cette presse est souvent de gauche et permet à De Gaulle de se faire connaître. Combat dénonce la collaboration de Pétain, Le Franc-Tireur est recherché mais rare et fait la liaison avec la France libre. 
De Gaulle veut aussi s’exprimer par la radio mais peu de personnes l’écoutent. En septembre 1940, il obtient un créneau régulier sur BBC « les Français parlent aux Français ». Goebbels le sait et va essayer de brouiller les ondes. Mais l’émission se fait de plus en plus connaître et se fait écouter par plus de personnes. En 1943, il y a 70% d’écoute mais celle-ci est dangereuse. La radio permet de donner des nouvelles du front (victoire à Stalingrad) et de faire passer des messages codés à la résistance (Les sanglots longs des violons de l’automne).
Vichy essaye de discréditer la BBC. De Gaulle est représenté comme un micro et comme étant l’ami des juifs ce qui très raciste, antisémite et maladroit de la part du gouvernement de Vichy.

è La 2GM nous a montré l’importance de la communication. Vichy a perdu la bataille des ondes. Le peuple ne croit pas les médias de Vichy (mensonges). Tout cela est un paradoxe puisque De Gaulle est devenu populaire grâce aux médias alors que Pétain en contrôle la totalité.

B-    La crise du 13 mai 1958
1-      Le contexte
La Ive République a duré 12 ans (1946-1958). Elle est impopulaire car il y a des guerres sans arrêt (guerres coloniales) ainsi qu’une forte instabilité ministérielle puisque environ tous les 6 mois, le gouvernement change.
La guerre d’Algérie s’enlise, les pieds-noirs manifestent le 13 mai pour rappeler De Gaulle, ils mettent une grande pression. L’armée d’Algérie est prête à débarquer en France pour imposer De Gaulle ce qui va semer la panique à Paris. Pflimlin a 2 choix : accepter De Gaulle ou dans le cas contraire, déclencher une guerre civile.   Il va nommer De Gaulle président qui accepte sous réserve de pouvoir changer la constitution. Cette situation est très dangereuse pour la démocratie.
2-      Le traitement de la crise par les médias
C’est la grande époque de la radio qui est miniaturisée (transistors) et elles sont plus nombreuses : France Inter n’est plus la seule, RMC (Monaco), Europe 1 (Allemagne), RTL (Luxembourg), ce sont des radios périphériques.
Le journal reste le principal canal d’information. Le journal L’Humanité s’oppose fermement à la prise de pouvoir de De Gaulle « Alerte au fascisme ». Même la presse très modérée comme L’Express est très hostile à De Gaulle.
Les télévisions existent mais elles sont rares (5 % des foyers la possède), les journaux télévisés sont très peu actifs.
3-      Le traitement de la crise du 13 mai par les actualités filmées
Sur un reportage de près de huit minutes, l’opposition a le droit à 28 secondes. De Gaulle est un dictateur fasciste selon l’opposition. Mais il n’y a pas plus d’explications à ce sujet. De Gaulle est surnommé le sauveur de la France, le porteur du destin de la France (termes mélioratifs). Les manifestants ne sont pas traités de la même manière : la gauche incarne la violence alors que les gaullistes sont tranquilles. De Gaulle est présenté comme un héros, il est seul.  Il est présenté comme le triple sauveur de la France.
è Ce reportage est totalement partisan et favorise De Gaulle. L’ORTF (organisme du gouvernement) a produit ce reportage, les actualités sont contrôlées par le gouvernement. L’ORTF a facilité la prise de pouvoir du Général De Gaulle. Les seuls médias vraiment libres sont les journaux (surtout ceux de l’opposition).

III-              Libéralisation et diversification des médias au temps de la société de consommation (depuis 1968)
A-    La crise de mai 1968

1-      Le contexte
De Gaulle est au pouvoir depuis 10 ans, la guerre d’Algérie est finie et la croissance économique est forte (30 glorieuses), c’est donc un contexte très calme.
De vastes mouvements étudiants partis de Nanterre vont apparaître dans toutes les grandes villes de France. A partir du 13 mai, les étudiants sont rejoints par les travailleurs, toute la France est paralysée.
Les médias sont toujours contrôlés par l’Etat. La télévision s’est imposée dans les foyers mais elle est toujours contrôlée par le pouvoir et est jugée ennuyeuse.
2-      Les revendications des étudiants
Au sujet des médias :
L’éditorial du Monde du 15 mars 1968 insiste sur le fait que les jeunes s’ennuient et désirent plus de liberté dans la presse. Elle est jugée trop contrôlée par le pouvoir (De Gaulle y est tout le temps).
è Les jeunes deviennent méfiants à l’égard de la presse.
Ils désirent être écoutés :
Lors des manifestations de mai 1968, ils souhaitent être entendus par les médias. Lorsque les manifestations dégénèrent au combat, une partie de la presse soutient alors les manifestants en se passionnant pour les faits. Les jeunes écoutent en continu ce qu’il se passe sur la radio et sont passionnés par les médias indépendants (liens d’amitié). L’ORTF en parle mais minimise l’ampleur des émeutes et en parle peu.
Revendication d’une presse moins matérialiste :
Une partie des manifestants se révoltent contre les médias. C’est les débuts de la publicité (Radiola). Pour certains étudiants, les médias sont avant tout les agents de la société de consommation parce qu’ils vivent de la publicité qui est le symbole du capitalisme. L’individu est aliéné par cette société de consommation « satiété de consommation ». Ces étudiants vont créer leur propre presse (presse alternative).
L’école des Beaux-Arts se distingue : les étudiants vont créer des affiches illustrant la révolte « sois jeune et tait toi ».
3-      Le rôle des médias dans le dénouement de la crise
De Gaulle lance un discours à la radio le 30 mai 1968 qui va avoir du succès. Il parvient, en annonçant la dissolution de l’Assemblée Nationale, à retourner l’opinion. En effet, les manifestations cessent le 31 mai. Les grèves s’estompent mais l’ORTF poursuit la grève tout au long du mois de juin, ils revendiquent plus d’autonomie.
è En mai 1968, les deux camps apprennent à utiliser les médias :
-          Du côté des étudiants : affiches, journaux, créativité
-          Du côté de De Gaulle : utilisation de la radio et menace sur les grévistes de l’ORTF

B-    La crise du politique au XXIe siècle
1-      La situation des médias classiques
La presse d’opinion et la presse écrite en général sont en déclin à cause notamment des journaux gratuits et de la presse numérique (la presse écrite va-t-elle sur sa disparition ?).
Les radios sont nombreuses et thématiques.
Il y a de plus en plus de chaînes de télévision qui sont très spécifiques. Mais l’audience stagne, surtout chez les jeunes.
Beaucoup de médias vont faire des émissions politiques. La télévision reste le canal privilégié pour s’informer en politique. Les débats relatifs aux primaires de la droite ont récoltés un maximum d’audience mais les émissions politiques sont si nombreuses qu’il y a un risque de saturation (Le Débat par Vanessa Burggraf, Vie Politique sur TF1…) plus de 7 émissions, les journalistes qui les organisent sont devenus de véritables vedettes -> américanisation de la vie politique.
2-      Internet alimente la crise du politique
Depuis les années 80, les présidents sont de plus en plus impopulaires (Sarkozy et Hollande). Cette crise du politique est aggravée par internet qui :
-          Surinforme les Français. Avec internet, tout est devenu vérifiable, la population est mieux informée qu’autrefois, la moindre contradiction est démasquée (pause fiscale).
-          Amplifie les défauts des politiques, c’est le « buzz ». Sarkozy aimait les médias, mettre sa vie en scène. Il cherchait une plus grande proximité avec les Français (il se promène innocemment avec sa nouvelle femme à Disneyland). A force de s’exposer, il devient la victime des médias. En insultant quelqu’un au salon de l’agriculture, il avait fait le buzz et cela l’avait fortement discrédité en tant que président. Une telle scène aurait été impossible avec l’ORTF (censure).
-          Désinforme, tout est pris en dérision.    
-          Les calomnies décrédibilisent la fonction politique.
Peu d’Hommes politiques ont une bonne image dans l’opinion.
è Internet a fragilisé les Hommes politiques qui ne peuvent plus contrôler ce média. Pourtant, en Allemagne, Merkel est restée très populaire alors qu’elle est au pouvoir depuis 2005.